Pietrasanta la force de l'enfance
Premier jour des Grandes vacances. L'enfant pourra vaguer pleinement à ses occupations.
Courir, apache torse nu derrière la marée qui fuie; creuser, chercheur d'eau fraîche; projeter, bâtisseur de tours de ponts d'empires sans limites ; engloutir, dévoreur de glace à la fraise et s'en mettre partout maman ne dira rien.
Jouer jouer jouer jouer avant le retour de la marée.

(photo Luca Della Pina)

(photo Luca Della Pina)
avant la montée de l'eau froide, noire, insondable, porteuse de la mémoire du monde.
Est-ce aussi cela qu'a voulu exprimer Stefano Bombardieri en amenant
"Gaïa et la baleine" sur la place de Pietrasanta, depuis le 20 juin ?
Pietrasanta,
c'était notre étape précédente, sur la côte de la Toscane.
(L'atelier boutique était situé juste derrière la cathédrale.)
Là-bas, à 5km de la Méditerranée, la place est chaque été investie de créations artistiques plus ou moins gigantesques, plus ou moins anachroniques et d'une présence tellement naturelle, car les hommes de ce village matérialisent en marbre ou en bronze la pensée des artistes depuis la Renaissance. Située au bord des carrières de marbre de Carrare, les sculpteurs du monde entier s'y retrouvent avec les artisans spécialisés dans les ateliers. Aujourd'hui on croise dans la rue Igor Mitoraj, Giuliano Vangi, Fernando Botero, Girolamo Ciulla, Pietro Cascella, Kan Yasuda, Eppe de Haan, Gert Hoort avec qui l'on échangea un de nos sacs contre un dessin ou encore Massa qui m'appris quelques rudiments de calligraphie. Artistes qui tantôt prolongent l'enfance tantôt expriment leurs angoisses, douleurs et autres fardeaux de l'existence qu'ils traînent quelque soi le niveau de la marée.

bagages empilés.(S.Bombardieri)

la barrière invisible (S.Bombardieri)

la douleur (S.Bombardieri)
jouons jouons jouons avant le retour de la marée.
